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Sunday, May 24, 2009

Pluies torrentielles/ Déjà 11 morts en Haïti


Déjà 11 morts et des milliers de sinistrés en moins d'une semaine et la situation s'empire après que des centaines de millimètres de pluies se sont abattues sur quelques départements du pays. La saison cyclonique n'est pas encore à son début mais les responsables sont contraints de déclarer l'alerte rouge au niveau des départements Sud, Sud-Est, Nippes et Grand'Anse.

De fortes pluies vont continuer à s'abattre sur tout le territoire d'Haïti durant les prochaines 48-72 heures; Les risques sont énormes et inquiétants. Selon le directeur du Centre national de météorologie (CNM), Ronald Sémelfort, plus de cinq cents millimètres de pluies sont tombées sur le département du Sud, soit la capacité d'un cyclone de type majeur.


«Tous les modèles de prévisions indiquent qu'il va y avoir encore beaucoup de pluies pendant au moins les prochaines 48 heures», explique M. Sémelfort qui maintient le niveau d'alerte rouge pour les départements du Sud, du Sud-Est, des Nippes et de la Grand'Anse, orange pour les autres départements.Ronald Sémelfort conseille aux autorités d'évacuer la population des zones à risques.


« Le niveau d'alerte rouge implique de sévères inondations, de glissements de terrain et d'éboulements », souligne-t-il.


Pour sa part, la directrice de la protection civile, Alta Jean-Baptiste, indique que près de 3 000 personnes ont été évacuées dans les département du Sud et de la Grand'Anse. 1 219 personnes sont placées dans des abris provisoires, 1 980 familles sont sinistrées, 33 maisons détruites et 4 999 autres endommagées.


Un lourd bilan en marge de la saison cyclonique


Selon Alta Jean-Baptiste, il faut renforcer la capacité d'évacuation en vue de limiter les pertes en vies humaines. Elle se félicite en outre, du fait que le Ministère de l'Economie et des Finances a déjà approvisionné les comptes des fonds d'urgence des départements. Ce qui permettra de subvenir aux besoins des familles sinistrées, ajoute-t-elle...


Quelques consignes


Ne pas laisser les enfants dormir par terre, mettre en sécurité les documents importants, ne pas traverser sous aucun prétexte les rivières en crue, suivre les consignes de la Direction de la protection civile et du Centre national de météorologie. Il est déconseillé aux voiliers de s'aventurer en haute mer et les vols à destination des villes de province ont été suspendus jusqu'à nouvel ordre.



Sources combinées

Wednesday, April 29, 2009

ASSAINISSEMENT / Seize millions de gourdes pour un projet ambitieux englobant 21 communes



Pour pallier le problème d’assainissement dans le pays, notamment dans l’aire métropolitaine, le ministère de l’Environnement a procédé vendredi au lancement d’un « projet d’assainissement » qui débute ce lundi. La cérémonie s’est déroulée à l’Hôtel Montana en présence de la représentante de l’OPS/OMS, Dr Béatrice Bonneveaux, de parlementaires, notamment les sénateurs de l’Artibonite et du Nord, Youri Latortue et Antoine René Samson, de cadres du ministère de l’Environnement et de délégués départementaux.

« 16 millions pour 21 communes »

« Cette initiative rentre dans le cadre du Programme d’apaisement social (Pas)», a indiqué le ministre de l’Environnement, l’ingénieur Jean-Marie Claude Germain, soulignant qu’elle génèrera 7000 emplois. Le budget alloué à ce projet est estimé à environ 16,7 millions de gourdes. C'est un projet « de loin insuffisant car seulement 21 communes en bénéficieront », selon le ministre Germain.

Le projet sera exécuté en trois étapes : nettoyage des rues, ramas- sage et transport des déchets, puis, transformation des déchets en compost. Le ministère de l’Environnement s’occupera de la première et de la dernière étape, alors que le Service métropolitain de collecte et résidus solides (SMCRS) et le Centre national d’équipement (CNE) se chargeront du ramassage et du transport des ordures qui seront stockés dans des décharges. Le ministre Germain a en outre indiqué que, pour ce quinquennat, son ministère entend innover dans le domaine de l’assainissement.

Des centres de récupération de déchets, auxquels trois fonctions seront attribuées, seront aménagés ; des jeunes seront formés dans les départements aux fins de monter des micro-entreprises de compostage qui contribueront à diminuer l’utilisation de l’engrais chimique dans les mornes ; seront installés également des appareils de recyclage de plastique pouvant produire des planches plastiques qui seront utilisées dans la construction de bancs d’écoles et de places publiques et aussi dans la production de bûchettes pour les dry-cleaning, les boulangeries et les « guildiveries ».

De plus, des appareils pouvant fabriquer des briquettes de charbon seront installés dans les centres de récupération en vue de diminuer le taux d’utilisation de charbon de bois dans les zones urbaines. Pour la représentante de l’OPS/ OMS, il s’agit d’une trilogie : eau, assainissement et environnement. L’OPS/OMS consacre une bonne partie de ses ressources à promouvoir des projets d’assainissement et d’accès à l’eau potable, autant d’initiatives qui participent d’une politique globale de santé et de prévention des maladies.

Selon les estimations de l’OPS/OMS, chaque dollar américain investi en assainissement fait économiser 5 $ de dépenses en traitement de maladies.

« Sans doute, les objectifs de développement du millénaire ne pourront pas être atteints si on n’investit pas dans l’assainissement et l’eau potable », a soutenu Mme Bonneveaux qui a informé qu’ « en appui au Pas, l’organisation a démarré un projet de six mois à Cité Soleil ». Toutefois, elle a émis des réserves en ce qui concerne l’appellation du programme. « Je n’aime pas vraiment l’appellation apaise- ment social. » Elle préfère parler de « Programme d’intégration sociale (Pis) » dans lequel selon elle, les jeunes pourraient s’intégrer.

Opinion partagée par les deux parlementaires qui ont toutefois salué le ministre de l’Environnement pour être « le premier à traduire dans le réel le Programme d’apaisement social ». « Nous sommes là pour apporter notre appui à cette activité à haute intensité de main-d’œuvre. Elle peut contribuer à régler le problème d’insécurité», a déclaré Youri Latortue. Le sénateur de l’Artibonite pense que ce projet est un premier pas pour les jeunes de nos communes. « Mais, prévient-il, il y a certaines choses à éviter dans ce programme : autrefois, on utilisait ces genres de programme dans des visées essentiellement politiques.

Aujourd’hui, c’est une vision de développement durable que nous avons de la gestion des déchets. C’est un processus qui amènera à l’éclosion de certains entrepreneurs au niveau même de la gestion de décharge. »Youri Latortue encourage égale- ment les autres ministères à planifier des programmes durables dont les jeunes seront les principaux bénéficiaires.

Le sénateur du Nord a abondé dans le même sens et estimé « que ces activités doivent rentrer dans une dynamique d’intégration pouvant redynamiser la jeunesse tout en l’aidant à planifier son avenir ». Le sénateur Antoine René Samson a, en outre, indiqué que l’on ne peut parler du problème de l’insécurité sans poser les problèmes socio-économiques.


Lundi 14 août 2006

Route de Bourdon / La circulation reprend ses droits / Mais sous quelles garanties ?



Depuis hier mardi, la circulation automobile a repris ses droits à Bourdon. Les responsables du ministère des Travaux publics, Transport et Communication (MTPTC) ont autorisé les automobilistes à utiliser de nouveau cette route fermée à la circulation depuis le 27 juin dernier, ce qui avait obligé les automobilistes à emprunter les artères déjà embouteillées du Canapé-Vert et de Delmas. Conscient de l’importance de cette section, la présidence, a-t-on appris, a réclamé du Service d’entretien des équipements urbains et ruraux (SEEUR), organe d’exécution du MTPTC, l’achèvement des travaux dans un délai ne dépassant pas un mois. Chose faite.


Cependant, suite à une visite sur le chantier mardi, nous avons constaté qu’il reste encore beaucoup à faire.


Les mesures adoptées


Les responsables ont opté pour l’installation d’environ seize mètres de mur de soutènement (gabions) de haut en bas. Il reste des dizaines de mètres à aménager jusqu’à la ravine. Une autre partie, d’environ une cinquantaine de mètres, sera achevée dans les prochains mois. Les responsables des MTPTC ont adopté cette structure (gabion) à cause de la qualité du sol. Je ne suis pas en mesure de faire le point sur la garantie de ces travaux sans l’implication des autorités et celle de la population », a déclaré l’ingénieur Nader Joiséus, responsable du Service d’entretien des équipements urbains.

Le mois dernier, l’ingénieur avait annoncé que des débours d’au moins 3 000 000 de gourdes étaient indispensables pour exécuter le travail nécessaire. Mais, « l’utilisation de matériel et de certains employés du MTPTC ont réduit considérablement le budget alloué à l’exécution des travaux », a-t-il déclaré sans autre précision. Au moins une centaine d’employés ont été mobilisés dans la réalisation de l’ouvrage. « Ils ont travaillé 24 h/24 », a informé l’ingénieur Nader Joiséus.

La route de Bourdon a été construite durant les premières décennies du XXe siècle. Elle avait menacé de s’effondrer à plusieurs reprises. Des murs de soutènement ont été élevés pour la première fois sous le gouvernement de Leslie François Manigat en 1987. Mais, au mépris de tous les risques, des habitants du bidonville érigé au fond de la vallée de Bourdon se sont mis à extraire des gabions dans les paniers pour la construction de leurs maisonnettes ou... pour les vendre.

Durant le premier mandat présidentiel de René Préval (1996-2000), un plan d’élargissement de la route de Bourdon avait été élaboré. Il n'est que d'attendre pour savoir s'il sera toujours exécuté.


Mercredi 19 juillet 2006

Route de Bourdon / Des travaux opportuns qui importunent


Depuis le dimanche 27 juin, le tronçon de la route de Bourdon situé entre la rue Marcadieu et l’entrée de Musseau, est fermé à la circulation. Le ministère des Travaux publics, Transports et Communication (MTPTC) et le Service de la circulation des véhicules en ont ainsi décidé pour faciliter l’exécution des travaux urgents de réparation qu’appelle l’état de cette voie fréquentée quotidiennement par des milliers d’automobilistes.

Selon les prévisions des responsables les travaux dureront environ un mois. Le chef du service de la circulation, Ulrick Sinéus, a déclaré que « cette décision intervient après que les responsables du MTPTC eurent constaté qu' après chaque averse l’affouillement devenait plus grave. De plus, les panneaux interdisant l’utilisation de cette voie par les poids lourds et les autobus ne sont plus respectés depuis quelque temps, ce qui a certainement aggravé la situation ». Le commissaire sollicite la compréhension de la population en général et des automobilistes en particulier.

Le délai réclamé par les autorités concernées pour achever les travaux en cours serait excessif, selon des spécialistes pour lesquels l’intervention devrait consister en « l’armement du sol ». C’est également l’avis de l’ingénieur Franck Adrien. « Si l’armement du sol n’est pas réalisé, cette pente risque de s’affaisser une fois de plus. Une excavatrice pourrait aider à réaliser cet ouvrage en environ une semaine », a commenté l’ingénieur révélant que ce n’est pas la première fois que la route de Bourdon menace de s’effondrer.
Le cas a été déjà enregistré en 1987, sous la présidence de Leslie François Manigat. Les responsables d’alors avaient réhabilité la chaussée en construisant des murs de soutènement, explique Franck Adrien. L’ingénieur Adrien a révélé par ailleurs qu’un plan d’élargissement de la route de Bourdon a été élaboré depuis déjà quelques années. Mais, les responsables d’État ne sont cependant jamais passés au stade d’exécution.

La fermeture de la partie endommagée de la route de Bourdon coïncide avec la tenue des examens officiels de baccalauréat première partie. Au cours de la première journée, lundi, des bouchons ont été enregistrés sur cette voie, ainsi que dans les zones avoisinantes (Delmas, Canapé- Vert) où le flux des véhicules avait été dévié, provoquant le mécontentement des automobiles et des riverains qui n’ont pas été avertis. Certains se sont montrés conscients de la gravité de la situation en dépit des inconvévients occasionés.

Toutefois, ils se demandent si ces travaux ne pourraient être effectués aux heures creuses de la circulation, c’est-à-dire le soir et la nuit. Rappelons que les responsables du Service d’entretien des équipements urbains et ruraux avaient annoncé que trois millions de gourdes étaient nécessaires pour réparer la route de Bourdon.

Mercredi 28 juin 2006

Route de Bourdon / Une tombe sous les pieds


Des milliers d’usagers de la route de Bourdon savent-ils que leur vie repose sur quelques pierres ?


Depuis tantôt un mois, sur la route de Bourdon, se sont accentuées les menaces d’effondrement du tronçon situé entre l’impasse Garnier et la Vallée de Bourdon. Cette situation est due à l’effet des eaux de ruissellement qui creusent la ravine située à proximité de la route. D’ici deux semaines, un palliatif pourrait être trouvé par les responsables qui annoncent cependant que des débours d’environ 3 000 000 de gourdes sont indispensables pour exécuter le travail nécessaire.


Hier dimanche, Le Matin a visité les lieux. « En cas de fortes averses, des pertes considérables en matériels et en vies humaines pourraient être enregistrées dans la vallée de Bourdon ». Déclaration faite par l’ingénieur Joiséus Nader, responsable du chantier mis sur place pour les travaux d’urgence que nécessite l’état de la route. La Vallée de Bourdon se trouve en aval de la pente raide qui la sépare de la route de Bourdon. Lors de la construction de cette route, des paniers en murs de soutènement (gabions) ont été entreposés au flanc de la colline. Ceci pour éviter des affouillements.


Mais, depuis environ une dizaine d’années, cette zone est devenue un bidonville en pleine ravine. De plus, inconsciemment, des membres de la population s’adonnent à l’extraction des gabions pour la construction de maisons ou pour le commerce. Interrogé sur les solutions possibles, l’ingénieur Joiséus recommande «le blocage de l’hémorragie à 12 mètres de hauteur, l’inclinaison étant de 45 à 50 mètres, durant au moins deux semaines. D’ici 3 à 4 mois au total, les murs de soutènement seront pratiquement rétablis et le caniveau sera rectifié afin de permettre la descente d’eau ».


Invitant les membres de la population à ne pas opter pour des activités d’autodestruction, l’ingénieur Nader Joiséus a indiqué que les travaux en cours participent de la nécessité de rassurer la population au cours de la période cyclonique pour laquelle on prévoit 17 tempêtes et 9 ouragans.D’autre part, une visite le long de la ravine Garnier nous a permis de constater que la situation est alarmante. La majorité des riverains sont peu ou pas du tout sensibilisés sur ce problème.


Questionnés sur le travail que réalise l’équipe des TPTC, ils répondent : « se zafè yo yap regle ». Certains, par contre, ont dit reconnaître que « si les autorités n’interviennent pas, la colline peut à n’importe quel moment s’affaisser.» De l’avis de l’ingénieur Joiséus, cette situation traduit la précarité de cette vallée et découle du manque d’éducation de notre population.



Lundi 19 juin 2006

Tuesday, April 28, 2009

Ouragan Ernesto / 950 sinistrés, 14 maisons détruites…



Ajoutez à cela « deux morts dans le département du Sud, 140 maisons endommagées et l’évacuation d’environ 200 personnes ». Tel est le deuxième bilan officiel provisoire du passage de l’ouragan Ernesto, présenté mardi par le ministre de l’Intérieur et des Collectivités territoriales (MICT), Paul Antoine Bien-Aimé. Le ministre Bien-Aimé, qui intervenait lors d’une conférence de presse en présence des responsables de la protection civile, a indiqué que « l’alerte aux inondations de niveau 2 est levée car l’ouragan est en train de secouer la Floride après avoir ébranlé Cuba ».

« Le bilan définitif du passage de l’ouragan sera communiqué à la population le vendredi 1er septembre », a-t-il poursuivi. Afin de respecter cette échéance, la responsable du bureau de la protection civile, Mme Alta Jean Baptiste, ordonne « aux comités locaux d’urgence de s’activer dans la poursuite des collectes des données ainsi que dans la finalisation des rapports ».« La zone la plus touchée est le département du Sud», de l’avis du ministre de l’intérieur. Des dégâts considérables y ont été enregistrés.

L’affouillement du pont de Grand-Goâve a provoqué la colère de certains membres de la population, lesquels menacent de paralyser les activités au niveau de cette ville si les autorités ne s’empressent de reconstruire le pont. Un passage à gué mis en place afin de rétablir la communication terrestre entre le sud d’Haïti et le reste du pays a été interdit d’accès par la population aux automobilistes ainsi qu’aux agents des Travaux publics.

« Patience », exhorte Paul Antoine Bien-Aimé annonçant qu’environ 50 millions de gourdes sont disponibles pour la reconstruction de ce pont. « Mais, il nous faut du temps car les Travaux publics envisagent de lancer un appel d’offres. C’est la procédure en vigueur chez les bailleurs de fonds internationaux », a averti Paul Antoine bien-Aimé estimant par ailleurs que « dans moins d’un an le pont définitif sera construit ». Dans la Grand’ Anse, suite à des éboulements de terrain, la ville de Jérémie n’est plus reliée par terre avec la capitale. Les responsables disposent de « peu d’informations pour les Nippes : plus de 100 maisons inondées et de nombreuses têtes de bétails auraient été emportées ».

Sur la route nationale numéro deux, des tonnes d’alluvions charriées par les rivières en crue ont rendu impraticable la circulation automobile en plusieurs endroits. Plusieurs plantations ont été touchées par le débordement des eaux dans certaines régions.Cinquième cyclone depuis l’ouverture de la saison cyclonique, Ernesto s’est éloigné définitivement des côtes du pays. Toutefois, les régions de la Grand’ Anse et du Sud sont encore considérées comme des zones à risque en raison des fortes averses qui se sont abattues sur ces départements.

Plusieurs organismes internationaux ont volé au secours des sinistrés. Environ 25 500 kits d’urgence, 24 bladers ayant pour capacité 15 à 16 m3 d’eau, des conteneurs de vêtements ainsi que d’autres matériels de première nécessité ont été remis aux autorités dès l’annonce du passage du cyclone.

Certains organismes ont renforcé leurs comités départementaux en terme de ressources humaines. Un protocole a été établi au niveau du bureau de la protection civile afin qu’il y ait équité dans la distribution de l’aide aux sinistrés. La somme de 300.000 gourdes allouée aux comités locaux pour la période cyclonique sera révisée à la hausse dans certaines régions, a annoncé le ministre Paul Antoine Bien-Aimé.



Mercredi 30 août 2006

ASSAINISSEMENT / Seize millions de gourdes pour un projet ambitieux englobant 21 communes



Pour pallier le problème d’assainissement dans le pays, notamment dans l’aire métropolitaine, le ministère de l’Environnement a procédé vendredi au lancement d’un « projet d’assainissement » qui débute ce lundi. La cérémonie s’est déroulée à l’Hôtel Montana en présence de la représentante de l’OPS/OMS, Dr Béatrice Bonneveaux, de parlementaires, notamment les sénateurs de l’Artibonite et du Nord, Youri Latortue et Antoine René Samson, de cadres du ministère de l’Environnement et de délégués départementaux.

« 16 millions pour 21 communes »« Cette initiative rentre dans le cadre du Programme d’apaisement social (Pas)», a indiqué le ministre de l’Environnement, l’ingénieur Jean-Marie Claude Germain, soulignant qu’elle génèrera 7000 emplois. Le budget alloué à ce projet est estimé à environ 16,7 millions de gourdes. C'est un projet « de loin insuffisant car seulement 21 communes en bénéficieront », selon le ministre Germain.

Le projet sera exécuté en trois étapes : nettoyage des rues, ramas- sage et transport des déchets, puis, transformation des déchets en compost. Le ministère de l’Environnement s’occupera de la première et de la dernière étape, alors que le Service métropolitain de collecte et résidus solides (SMCRS) et le Centre national d’équipement (CNE) se chargeront du ramassage et du transport des ordures qui seront stockés dans des décharges. Le ministre Germain a en outre indiqué que, pour ce quinquennat, son ministère entend innover dans le domaine de l’assainissement.

Des centres de récupération de déchets, auxquels trois fonctions seront attribuées, seront aménagés ; des jeunes seront formés dans les départements aux fins de monter des micro-entreprises de compostage qui contribueront à diminuer l’utilisation de l’engrais chimique dans les mornes ; seront installés également des appareils de recyclage de plastique pouvant produire des planches plastiques qui seront utilisées dans la construction de bancs d’écoles et de places publiques et aussi dans la production de bûchettes pour les dry-cleaning, les boulangeries et les « guildiveries ».

De plus, des appareils pouvant fabriquer des briquettes de charbon seront installés dans les centres de récupération en vue de diminuer le taux d’utilisation de charbon de bois dans les zones urbaines. Pour la représentante de l’OPS/ OMS, il s’agit d’une trilogie : eau, assainissement et environnement. L’OPS/OMS consacre une bonne partie de ses ressources à promouvoir des projets d’assainissement et d’accès à l’eau potable, autant d’initiatives qui participent d’une politique globale de santé et de prévention des maladies.

Selon les estimations de l’OPS/OMS, chaque dollar américain investi en assainissement fait économiser 5 $ de dépenses en traitement de maladies. « Sans doute, les objectifs de développement du millénaire ne pourront pas être atteints si on n’investit pas dans l’assainissement et l’eau potable », a soutenu Mme Bonneveaux qui a informé qu’ « en appui au Pas, l’organisation a démarré un projet de six mois à Cité Soleil ».

Toutefois, elle a émis des réserves en ce qui concerne l’appellation du programme. « Je n’aime pas vraiment l’appellation apaise- ment social. » Elle préfère parler de « Programme d’intégration sociale (Pis) » dans lequel selon elle, les jeunes pourraient s’intégrer. Opinion partagée par les deux parlementaires qui ont toutefois salué le ministre de l’Environnement pour être « le premier à traduire dans le réel le Programme d’apaisement social ».

« Nous sommes là pour apporter notre appui à cette activité à haute intensité de main-d’œuvre. Elle peut contribuer à régler le problème d’insécurité», a déclaré Youri Latortue. Le sénateur de l’Artibonite pense que ce projet est un premier pas pour les jeunes de nos communes. « Mais, prévient-il, il y a certaines choses à éviter dans ce programme : autrefois, on utilisait ces genres de programme dans des visées essentiellement politiques. Aujourd’hui, c’est une vision de développement durable que nous avons de la gestion des déchets. C’est un processus qui amènera à l’éclosion de certains entrepreneurs au niveau même de la gestion de décharge. »

Youri Latortue encourage également les autres ministères à planifier des programmes durables dont les jeunes seront les principaux bénéficiaires. Le sénateur du Nord a abondé dans le même sens et estimé « que ces activités doivent rentrer dans une dynamique d’intégration pouvant redynamiser la jeunesse tout en l’aidant à planifier son avenir ». Le sénateur Antoine René Samson a, en outre, indiqué que l’on ne peut parler du problème de l’insécurité sans poser les problèmes socio-économiques.


Lundi 14 août 2006

GESTION DE L’ENVIRONNEMENT / Lancement du Programme de renforcement institutionnel

Le ministère de l’Environnement (MDE) a lancé, jeudi, le Programme de renforcement institutionnel pour la gestion de l’environnement (Prige). En deux semaines, c’est le deuxième projet relatif à la protection de l’environnement annoncé par le MDE. Budget : cinq millions quarante cinq mille dollars .
Le premier, le « projet d’assainissement » englobant vingt et une communes, est bâti sur un budget de 16,7 millions de gourdes. Élaboré sur quatre ans et demi, le Prige a été conçu dans le Cadre de coopération intérimaire (CCI). Pour son exécution, un contrat de prêt a été signé entre le gouvernement et la Banque Interaméricaine de développement (Bid).
L’objectif global du Prige qui entre dans le Plan national d’action pour l’environnement (PAE) est d’« améliorer la gouvernance environnementale afin d’offrir aux autorités nationales et locales les compétences adéquates pour mettre en œuvre les actions prioritaires convenues dans le CCI et le PAE ».
Le ministre de l’Environnement, Jean Marie-Claude Germain, a présenté les volets essentiels du programme dans le cadre d’un atelier à l’intention de ceux qui auront à l’exécuter : « renforcer la structure du MDE dans son rôle de coordination et de contre-partie des agences sectorielles responsables d’investissements dans le secteur ; mettre en place des mécanismes et outils pour la gestion et l’allocation rationnelle des ressources naturelles rares ; renforcer les ressources humaines, les compétences et les systèmes requis pour des initiatives futures en gestion des ressources naturelles ».
Le Programme de renforcement institutionnel pour la gestion de l’environnement vise à « renforcer la capacité institutionnelle afin de mettre en œuvre et de coordonner les investissements futurs nécessaires pour inverser les tendances de dégradation de l’environnement directement liées au redressement économique » a insisté Sylvain Lafalaise, représentant du ministère de l’Économie et des Finances à la cérémonie de lancement. Selon Lafalaise, « l’environnement constitue l’un des plus grands défis pour le gouvernement Préval/ Alexis. « Si on ne fait rien aujourd’hui, il sera impossible de vivre dans cet espace demain », a-t-il averti.

Vendredi 25 août 2006

PETITE PLACE CAZEAU / Un séminaire pour sensibiliser la population sur la gestion des déchets domestiques



« Gestion des déchets domestiques en milieu urbain » est le thème retenu pour l’organisation d’un séminaire d’une semaine à Petite Place Cazeau à l’initiative des Jeunes unis pour la protection de l’environnement et le développement (Juped), en partenariat avec le Groupe d’action pour l’encadremement et l’épanouissement des jeunes haïtiens (Gaeejh) et la Fédération des organisations haïtiennes de développement (Forhad).


Cette initiative intervient parallèlement à une offensive tous azimuts du gouvernement en ce qui concerne la protection de l’environnement. En effet, le ministère de l’Environnement a lancé le week-end écoulé un « projet d’assainissement » financé par le Trésor public à hauteur de 16,5 millions de gourdes et englobant 21 communes.

Ce projet est renouvelable tous les six mois et s’inscrit dans le Programme d’apaisement social (Pas). « Contribuer au renforcement de la capacité des participants, au nombre d’une cinquantaine, dans la gestion des déchets dans la communauté et permettre aux associations locales de s’asseoir ensemble afin de discuter d’une même problématique » sont les principaux objectifs de ce séminaire qui rentre dans le cadre de l’exécution d’un projet intitulé « Projet d’assainissement de Petite Place Cazeau (P.P.C.) » et financé par le Fonds canadien de développement à hauteur de 7,5 millions de gourdes.

À l’ouverture de ce séminaire, l’intervenant principal, l’agronome Ferney Piou, a déclaré que « la gestion des déchets constitue un atout essentiel pour l’environnement haïtien ». Des ateliers ont été formés. Les participants effectueront des visites de terrain aux fins de savoir « ce que font les riverains de Petite Place Cazeau des déchets de leur environnement immédiat ». « Rôle de l’État dans la gestion des déchets, espace naturel et production des déchets, les types de déchets et leur cycle de vie… », sont, entre autres, les différents points qui seront traités à ce séminaire.

Les organisateurs ambitionnent de créer une entreprise de transformation des déchets en compost. Perspectives : gestion rationnelle des tonnes de déchets accumulées quotidiennement, création de cen- taines d’emplois et amélioration des conditions de vie de la population. Interrogé sur l’importance de cette initiative, les participants, représentants d’associations locales, ont exprimé leur acquiescement et salué les organisateurs. Au moins six organisations locales ont répondu à l’appel de Juped, Gaeejh et Forhad : Comité pour le développement de Delmas (Codedel), Staff zanmi la nati, Organisation pour le développement de Clercine (Odcle), Steady guys club, Groupe alternatif positif (Grap) et Gwoup vijilans fanm (Gvif).L’un des responsables de l’organisation de ce séminaire, Joseph Walix, a annoncé qu’ « en guise de suivi, un autre séminaire sera organisé au cours du mois de septembre autour du thème « Gestion des déchets et entreprenariat ».

Les organisateurs disent espérer l’implication effective des autorités compétentes, comme le ministère de l’Environnement, les mairies et le Service métropolitain de collecte et résidus solides (SMCRS), dans le suivi du projet d’assainissement de Petite Place Cazeau et la réalisation d’autres projets bénéfiques pour l’environnement haïtien.

Jeudi 17 août 2006