Tuesday, April 28, 2009

GESTION DE L’ENVIRONNEMENT / Lancement du Programme de renforcement institutionnel

Le ministère de l’Environnement (MDE) a lancé, jeudi, le Programme de renforcement institutionnel pour la gestion de l’environnement (Prige). En deux semaines, c’est le deuxième projet relatif à la protection de l’environnement annoncé par le MDE. Budget : cinq millions quarante cinq mille dollars .
Le premier, le « projet d’assainissement » englobant vingt et une communes, est bâti sur un budget de 16,7 millions de gourdes. Élaboré sur quatre ans et demi, le Prige a été conçu dans le Cadre de coopération intérimaire (CCI). Pour son exécution, un contrat de prêt a été signé entre le gouvernement et la Banque Interaméricaine de développement (Bid).
L’objectif global du Prige qui entre dans le Plan national d’action pour l’environnement (PAE) est d’« améliorer la gouvernance environnementale afin d’offrir aux autorités nationales et locales les compétences adéquates pour mettre en œuvre les actions prioritaires convenues dans le CCI et le PAE ».
Le ministre de l’Environnement, Jean Marie-Claude Germain, a présenté les volets essentiels du programme dans le cadre d’un atelier à l’intention de ceux qui auront à l’exécuter : « renforcer la structure du MDE dans son rôle de coordination et de contre-partie des agences sectorielles responsables d’investissements dans le secteur ; mettre en place des mécanismes et outils pour la gestion et l’allocation rationnelle des ressources naturelles rares ; renforcer les ressources humaines, les compétences et les systèmes requis pour des initiatives futures en gestion des ressources naturelles ».
Le Programme de renforcement institutionnel pour la gestion de l’environnement vise à « renforcer la capacité institutionnelle afin de mettre en œuvre et de coordonner les investissements futurs nécessaires pour inverser les tendances de dégradation de l’environnement directement liées au redressement économique » a insisté Sylvain Lafalaise, représentant du ministère de l’Économie et des Finances à la cérémonie de lancement. Selon Lafalaise, « l’environnement constitue l’un des plus grands défis pour le gouvernement Préval/ Alexis. « Si on ne fait rien aujourd’hui, il sera impossible de vivre dans cet espace demain », a-t-il averti.

Vendredi 25 août 2006

PETITE PLACE CAZEAU / Un séminaire pour sensibiliser la population sur la gestion des déchets domestiques



« Gestion des déchets domestiques en milieu urbain » est le thème retenu pour l’organisation d’un séminaire d’une semaine à Petite Place Cazeau à l’initiative des Jeunes unis pour la protection de l’environnement et le développement (Juped), en partenariat avec le Groupe d’action pour l’encadremement et l’épanouissement des jeunes haïtiens (Gaeejh) et la Fédération des organisations haïtiennes de développement (Forhad).


Cette initiative intervient parallèlement à une offensive tous azimuts du gouvernement en ce qui concerne la protection de l’environnement. En effet, le ministère de l’Environnement a lancé le week-end écoulé un « projet d’assainissement » financé par le Trésor public à hauteur de 16,5 millions de gourdes et englobant 21 communes.

Ce projet est renouvelable tous les six mois et s’inscrit dans le Programme d’apaisement social (Pas). « Contribuer au renforcement de la capacité des participants, au nombre d’une cinquantaine, dans la gestion des déchets dans la communauté et permettre aux associations locales de s’asseoir ensemble afin de discuter d’une même problématique » sont les principaux objectifs de ce séminaire qui rentre dans le cadre de l’exécution d’un projet intitulé « Projet d’assainissement de Petite Place Cazeau (P.P.C.) » et financé par le Fonds canadien de développement à hauteur de 7,5 millions de gourdes.

À l’ouverture de ce séminaire, l’intervenant principal, l’agronome Ferney Piou, a déclaré que « la gestion des déchets constitue un atout essentiel pour l’environnement haïtien ». Des ateliers ont été formés. Les participants effectueront des visites de terrain aux fins de savoir « ce que font les riverains de Petite Place Cazeau des déchets de leur environnement immédiat ». « Rôle de l’État dans la gestion des déchets, espace naturel et production des déchets, les types de déchets et leur cycle de vie… », sont, entre autres, les différents points qui seront traités à ce séminaire.

Les organisateurs ambitionnent de créer une entreprise de transformation des déchets en compost. Perspectives : gestion rationnelle des tonnes de déchets accumulées quotidiennement, création de cen- taines d’emplois et amélioration des conditions de vie de la population. Interrogé sur l’importance de cette initiative, les participants, représentants d’associations locales, ont exprimé leur acquiescement et salué les organisateurs. Au moins six organisations locales ont répondu à l’appel de Juped, Gaeejh et Forhad : Comité pour le développement de Delmas (Codedel), Staff zanmi la nati, Organisation pour le développement de Clercine (Odcle), Steady guys club, Groupe alternatif positif (Grap) et Gwoup vijilans fanm (Gvif).L’un des responsables de l’organisation de ce séminaire, Joseph Walix, a annoncé qu’ « en guise de suivi, un autre séminaire sera organisé au cours du mois de septembre autour du thème « Gestion des déchets et entreprenariat ».

Les organisateurs disent espérer l’implication effective des autorités compétentes, comme le ministère de l’Environnement, les mairies et le Service métropolitain de collecte et résidus solides (SMCRS), dans le suivi du projet d’assainissement de Petite Place Cazeau et la réalisation d’autres projets bénéfiques pour l’environnement haïtien.

Jeudi 17 août 2006

PRESSE / ASSASSINAT / Jacques Roche : 14 juillet 2005 – 14 juillet 2008



Déjà trois ans. Trois ans, date pour date, que notre confrère Jacques Roche, chef du service culturel de notre quotidien, a été crapuleusement assassiné. Le Matin s’interroge : quand cessera l’impunité ?


14 juillet 2005-14 juillet 2008. Trois ans depuis que le dossier de Jacques Roche traîne au cabinet d’instruction. « L’adresse de certains suspects est toujours inconnue », dit le juge instructeur Jean Pérez-Paul, en charge du dossier depuis plus d’un an. Me Pérez-Paul estime que des progrès ont été enregistrés et s’est dit déterminé à soumettre l’ordonnance finale au parquet dans un bref délai.


Dans un premier temps, le juge instructeur s’était imposé octobre 2007. Puis, fin novembre 2007 et mars 2008. Toutefois, aucun des ces délais n’a été respecté.Au début de 2007, le juge PérezPaul a rendu une ordonnance partielle. La grande majorité des concernés ont interjeté appel. «Donc, commente le Réseau national de défense des droits humains (RNDDH), un problème de coordination est posé entre les acteurs de la chaîne pénale ; l’affaire est en même temps par-devant la juridiction de jugement, le cabinet d’instruction et la Cour d’appel. »


En août 2007, le tribunal criminel siégeant sans assistance de jury a évoqué l’affaire des accusés Chéry Beaubrun et Alby Joseph pour être jugés sur les chefs d’accusation d’association de malfaiteurs, d’incendie de marché public, de complicité d’enlèvement et de séquestration suivie de meurtre sur la personne de Jacques Roche, suivant l’ordonnance de renvoi de la Chambre d’instruction criminelle, datée du 22 novembre 2006. Le 30 août, ces deux accusés ont écopé d’une condamnation à perpétuité pour leur implication dans l’assassinat de Roche. Verdict perçu comme un début de justice.


Deux mois plus tard, Wensley Boshomme, un évadé du Pénitencier national en 2005, a été écroué dans le cadre du dossier. S’en suivront les arrestations d’environ une vingtaine d’autres suspects : Bibi, Augustin Antoine, alias Général Toutou, Gaétan, Desrosiers Becker alias Tiyabout, Jimmy, Kénold, Bakòy, Ti Mackenson, Je m Pete, Ara, Francky, Woody Bèbè, Johnny Céron, Alamaskay, Étienne Roger alias Ti Edgard, Jules Mentor, Ti Réginald, Faubert Florestal, Dan Sere et Frantz ainsi connus…La plupart de ces suspects n’ont pas encore comparu devant le magistrat instructeur.


Qui sont les auteurs et exécuteurs?


Ce lundi ramène le troisième anniversaire du lâche assassinat du journaliste-poète Jacques Roche, exécuté à l’âge de 44 ans, le 14 juillet 2005, par ses ravisseurs, quatre jours après son enlèvement le 10 juillet à Nazon. Comme un vulgaire bandit, le confrère avait été retrouvé, très tôt dans la matinée, à Delmas 4, torse nu, attaché à une chaise, les bras menottés, le corps portant des impacts de balles et des traces de torture.Reporters sans frontières (RSF) avait invoqué l’implication des partisans armés de l’ex-président Aristide dans l’enlèvement, la séquestration et l’exécution du journaliste.


Mais, aujourd’hui encore, la justice n’a pas encore dit son mot pour faire briller la vérité.


Plein de vie et rêveur de charme, le très sympathique Jacques Roche était chef de la section Culture du Matin et co-présentateur de l’émission sportive Sportissibo sur radio Ibo, une station privée de la capitale. Auteur de trois CD publiés sous le titre « Le vent de liberté », il animait également un programme radio télédiffusé intitulé « Randevou Sosyete Sivil la » (Le rendez-vous de la société civile) pour le compte du Groupe des 184, une plate-forme de la société civile très impliquée dans le mouvement GNB à l’origine de la chute de Jean-Bertrand Aristide, le 29 février 2004.

Lundi 14 juillet 2008