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Saturday, July 11, 2009

FASCH/COMMUNICATION/ AHECS, huit ans déjà !


Je suis membre de l'Ahecs depuis sa fondation. J'ai été président de la Commission de Programmation (CP) de 2002 à 2003. À ce titre, j'ai eu l'honneur de travailler avec de très brillants et brillantes étudiants/tes. Ce fut un rêve devenu réalité! J'aurai toujours en mémoire Darline, Shelda, Odile, Paul, Marie-Ange, Cathia, Maxime, Vasti, Demosthènes, Michelet (le fou)... et j'en passe. J'ose dire qu'avec les maigres moyens que nous possédions, nous avions réalisé des exploits et révolutionné la physionomie des festivités à la FASCH.

Après huit années de durs labeurs en Haïti, Ahecs est mondialement reconnu puisqu'elle est membre de plusieurs confédérations de la Caraïbe et de l'Amérique Latine. Il est temps qu'Ahecs soit nationalement reconnu désormais; Et vu l'expansion des Technologies de Communication, elle devrait être, à coup sûr, supportée par les politiques publiques. Connaissant notre société, cela exigera la validation du Parlement et de l'Exécutif :de la transparence en un mot. Est-ce interdit de penser grand?

Plus haut, plus fort...... OUAAAAHHHHH AHHHECCCCCSSSSSS!


Nous proposons aux lecteurs et lectrices un article du Nouvelliste autour du programme des 8 ans de l'Ahecs.


L'Association haïtienne des étudiants en communication Sociale (Ahecs) célèbre ce week-end son 8e anniversaire. Des activités sont prévues en la circonstance, dont la vente-signature du dernier ouvrage du professeur Hérold Toussaint titré « Haïti et la France, 2003-2004 :un débat escamoté ».

Plusieurs activités, dont conférences-débats, journée de mer et vente- signature seront organisées à l'occasion du 8e anniversaire de l'AHECS regroupant des étudiants et professionnels en communication.Une première conférence se tiendra autour du thème : « Communication et échanges sociales : Plaidoyer pour une politique de communication en Haïti ». Intervenant: le professeur Wilson Jabouin de la Faculté des Sciences humaines où est logée l'association.


La deuxième conférence aura lieu mercredi à compter de 4h pm. Elle sera prononcée par le professeur Hérold Toussaint. Il interviendra sur le thème : « Communication et sens critique : Pourquoi lire Paulo Freire en Haïti ». Le professeur Toussaint procédera le même jour à la vente signature de son nouvel ouvrage. La dernière conférence est prévue pour le vendredi 17 juillet à compter de 1h pm avec le professeur Jacques Jean Vernet. Thème retenu: «Quelle perspective de développement en Haïti ? ».

L'Ahecs qui a pris naissance le 12 juillet 2001 sous l'impulsion de quelques étudiants en communication sociale de la FASCH veut se faire un nom dans le domaine de la communication sociale. Depuis sa fondation, elle se donne pour mission de promouvoir la communication sociale sous toutes ses formes et de faciliter, entre autres, la compréhension des actes de communication. En plus des conférences-débats, une soirée festive se tiendra dans la soirée du vendredi.

À noter que cette association compte dans ses rangs des étudiants de tous les départements de la Faculté des Sciences humaines, à savoir la communication sociale, la sociologie, la psychologie sociale, le service social [...]. En plus de ses bonnes relations avec toutes les entités de la FASCH et du rectorat de l'Université d'État d'Haïti, l'Ahecs entretient de cordiales relations avec des associations internationales oeuvrant dans le domaine de la communication sociale.




Le Nouvelliste

Monday, June 8, 2009

EVENDICATIONS DES ETUDIANTS/Le RNDDH se positionne



Le Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH) constate que depuis quelques jours, le mouvement revendicatif des étudiants des Universités d’État, suivis de ceux des universités privées, de certains écoliers et d’autres jeunes de la capitale prend, au fil des jours, plus d’ampleur.

Les revendications de ces étudiants s’articulent autour de deux points :
D’un côté, les étudiants réclament du gouvernement actuel la promulgation de la proposition de loi, fixant le salaire minimum des ouvriers haïtiens à deux (200) cents gourdes. D’un autre, ils exigent du Rectorat, des réformes en profondeur dans les onze (11) entités d’Etat, particulièrement dans celle de la faculté de Médecine et de Pharmacie.

Cependant, malgré la justesse de leurs revendications, le RNDDH condamne les actes de violence perpétrés au cours de ces manifestations où, plusieurs vitres de véhicules ont été brisées et des voitures incendiées. Par ailleurs le RNDDH fustige le comportement répressif des policiers de la PNH et de la MINUSTAH. Cette attitude qui témoigne d’un manque de professionnalisme des forces de l’ordre ne fait qu’empirer une situation déjà précaire. Le RNDDH désapprouve l’usage abusif de gaz lacrymogène que ces derniers utilisent à l’encontre des étudiants et, par ricochet des résidants de l’Avenue Christophe.

Le RNDDH réprouve l’intervention barbare des forces de l’ordre dans l’enceinte de l’Hôpital de l’Université d’Etat d’Haïti (HUEH) à l’encontre des étudiants, au moment où, ces derniers se faisaient soigner par le personnel médical. Même en période de guerre, l’Hôpital qui est un lieu paisible, destiné à soigner les Malades, quels qu’ils soient, doit être respecté. Ces types d’interventions sont donc inacceptables.

Le RNDDH constate que la Police a procédé à l’arrestation de vingt-quatre (24) jeunes au sein de ces manifestants et rappelle que le droit de revendiquer, de manifester est un droit fondamental, inaliénable à tous.

Le RNDDH considère que le comportement laxiste du gouvernement est à la base de ce mouvement. En effet, il est incompréhensible que l’Exécutif cherche à entamer des discussions avec le Parlement seulement aujourd’hui, sur un projet de loi qui a été mis au vote depuis trois (3) ans.
Le RNDDH se demande aussi pourquoi les responsables des décanats des différentes facultés n’ont pas cherché à rencontrer les étudiants pour discuter des réformes qu’ils réclament au niveau des Universités de l’Etat arguant que les fonds pour effectuer ces réformes ne sont pas disponibles, alors que la corruption au sein des institutions de l’Etat fait rage et que plus de 197 millions de dollars américains ont été dépensés de façon fantaisiste sous le fallacieux prétexte que l’état d’urgence a été décrété.

Le RNDDH comprend la colère et la frustration de ces étudiants. Cependant, il croit que leurs revendications doivent se faire pacifiquement. De plus, il demande aux autorités policière et judiciaire la libération sans condition, de tous les jeunes arrêtés dans le cadre de ces manifestations.


Le RNDDH exhorte le Président René Préval et le Chef du Gouvernement, Madame Michèle D. Pierre-Louis, à faire la publication, dans le journal officiel Le Moniteur, dans un délai raisonnable, de la Loi sur le salaire minimum. Le Président Préval et Madame Pierre Louis doivent aussi fixer leur position sur la question des réformes des Universités d’Etat réclamées par les étudiants. Ces discussions devront se faire avec le Rectorat de l’Université, les décanats des 11 entités et les associations des étudiants, ce, pour aboutir à un consensus entre les différentes parties.

Enfin, le RNDDH rappelle au gouvernement en place que toute politique de « laissez-Grennen » ne peut conduire qu’à la débâcle !


www.rndh.org